samedi 5 mai 2007

Entendu au boulot.

"- Devinez qui j'ai vu hier ?
"- Ben je sais pas. Donne nous un indice.
"- Non mais vous le connaissez pas."

mardi 1 mai 2007

Cékoidon un blog ?

En me lançant dans cette aventure "bloguesque", je ne savais pas trop où je mettais les pieds. J'avais bien entendu en gros, en quoi résidait le concept, j'en avais survolé quelques uns, j'avais suivi quelques débats sur le "phénomène blog", mais je n'avais pas non plus approfondi la question plus que ça. Maintenant que "j'en suis", je m'intéresse un peu plus à mes compatriotes de la blogosphére...Mon sentiment est très mitigé quand à ce "phénomène". Mis à part quelques uns qui effectivement présentent un intérêt, tout le reste n'est qu'une plongée plus ou moins réussi dans l'intimité des quidams moyens. Et c'est vrai que j'ai du mal à saisir où se situe vraiment le phénomène tant vanté. Cette succession de journaux intimes ou de vitrine de soi est assez étrange.
On ne s'affiche plus seulement avec ses vêtements, avec son look, avec ses convictions, non. Maintenant, on peut s'afficher tout entier, dans ce qu'on a de plus profond, de plus déluré, de plus intime, de plus quotidien, de plus banal...alors qu'est ce que je fais moi au milieu de tout ça ? Moi qui ne cherche qu'à laisser une trace pour mon bébé qui arrive histoire qu'il sache ce qu'étaient ses parents au moment des environs de sa naissance ? Est ce que j'arrête ? Ou bien est ce que je continue de participer moi aussi à cette grande farandole exhibitionniste ?

dimanche 29 avril 2007

Une fois par jour donc...

En appelant ce blog "Une fois par jour..." je m'étais mis deux défis. Le premier c'était de faire un cliché par jour...j'ai très très rapidement abdiqué.
Le second était de venir écrire un petit truc une fois par jour. Là aussi c'est plutôt pas vraiment ça. En revanche bonne nouvelle, je pense une fois par jour à ce blog. Ce qui somme toute n'est déjà pas si mal. Et si pour l'instant "une fois par jour..." résonne encore comme une douce promesse non tenue, je suis sûr que l'attention que je porte à cette affaire va me faire un jour concrétiser mes paroles.
Et puis j'ai des excuses en bétons. Ce WE nous sommes partis en amoureux après avoir appris que le bébé que nous attendions été en parfaite santé. Et je vous assure que bizarrement depuis vendredi, quelque chose n'a pas le même goût dans chaque journée qui passe. Ne serait ce pas ce que l'on nomme l'allégresse ? Je crois bien que si et je m'y plonge avec la plus grande délectation à chaque fois que je repense à cette échographie que nous avons fait.
Il faut savoir prendre les petits bonheurs là où ils se trouvent.

Entendu devant un aquarium.

"- C'est un poisson colonel celui-là ?
- Non pourquoi ?
- Ch'ais pas. Il a l'air prétentieux."

jeudi 26 avril 2007

L'instrument du bonheur.

Hier j'ai croisé un homme qui parlait de ses instruments comme on parle d'un plat, d'un tableau ou d'une sculpture. Avec vie et avec délectation. Il y avait de la chaleur, de la profondeur, de le joie mais aussi des limites et des espaces inviolables. Il y avait du temps et de de l'espace, des sourires et des regards, dans sa façon de me décrire tout ça.
Mais il y avait surtout une envie folle de faire partager les émotions que ses instruments pouvaient procurer. Et pendant qu'on parlait, un autre homme est entré. Il a attendu, un peu, a participé, de loin, et puis comme ça à demander si il pouvait l'essayer cette guitare qui était dans la vitrine parce qu'elle lui plaisait bien. Le vendeur à dit oui bien sûr et a continué de m'expliquer que le bois de l'instrument que j'allais acheter venait du Canada et qu'il avait été choisi avec soin. Derrière nous, a alors surgit une musique tzigane qui nous a mis en rythme. Sans savoir trop comment, on c'est mis à taper légèrement du pied. Le vendeur en m'encaissant, battait la mesure en me disant l'air complice "c'est bon ça".
Je suis parti avec mon petit morceau de bonheur dans la housse. Un petit bonheur prêt à exploser si l'on s'en donne la peine. Mais n'est ce pas le cas de tous les petits bonheur après tout ?

mercredi 25 avril 2007

Chronique de la violence.

Ce week end, on est allé fêter les trente ans d'une copine sur la côte. Les soirées dans ce genre de cas réunissent plusieurs paramètres. Un nombres important de copains que t'as pas vu depuis des lustres. L'obligation de trinquer avec chacun d'eux parce que ça te fait plaisir de les voir. Des discussions enflammées sur ce qui t'es arrivé et sur ce qu'ils sont devenus et une joyeuse émulsion de voir ainsi la vie passer autour de toi. Des papas et des mamans sont apparus, truc a trouvé un boulot alors que machin glande toujours dans le sien. Bidule a monté sa boîte, untel c'est reconverti...
Il faisait chaud, il y avait un barbecue, tout le monde rigolait, j'étais en tong...Enfin bref ça commencé à sentir l'été et sa cohorte de nuits qui n'en finissent jamais. A l'heure de la fermeture du bar, nous voilà donc tous dehors, continuant notre joyeuse sarabande chacun se dirigeant vers le prochain lieu des festivités ; la maison de ladite copine. Chemin faisant, deux d'entre nous décident d'aller s'assourdir dans la boîte locale. On essaye de les en dissuadé mais non, l'appel est trop tentant, ils nous disent qu'ils vont juste faire tour et que promis ils nous rejoignent plus tard, ils vont juste faire un saut de toute façon.
On se chambre, on se quitte, on rigole et nous repartons vers la fête chacun de notre côté.
Comment imaginer qu'on allait les voir revenir dix minutes plus tard, avec le nez en sang, la gueule pleine de bombe lacrymogène ? Qu'est ce qui a pu justifier une sanction physique si lourde, qu'un de mes amis, se retrouve le lendemain avec un oeil au beurre noir et que l'autre se fasse gazer si fortement qu'il est resté aveugle jusqu'au lendemain matin ?
Une attitude d'une provocation et d'une dangerosité sans limite de leur part je suppose pour que les videurs aient eu besoin ainsi de se défendre...

lundi 23 avril 2007

Complétement à l'Est.

Après un stage prolongé à la photocopieuse, voilà que je travaille dans les relations étrangères. En effet, on m'a demandé de m'occuper de dossiers concernant des étudiants ayant suivis leurs cursus à l'étranger et qui veulent maintenant travailler en France. On voit de tout et il faut bien le dire, beaucoup de jeunes femmes venues de l'est. Les hommes sont proportionnellement beaucoup plus rares. Pourquoi ? La plus part ont trouvé un mari français et ont tout quitté pour venir vivre ici...après tout si l'amour est là, c'est plutôt courageux.
Aujourd'hui donc, m'arrive entre les mains, un dossier d'une jeune femme ayant fait ses études à Grodno. Le nom évoque déjà rien que dans sa sonorité, toute la joyeuse et riante contrée que doit être cette petite bourgade de Biélorussie. Comme la dame était fort diplômée mais qu'on est jamais à l'abri de contrefaçons, un des premiers réflexe est d'aller sur internet afin de vérifier que premièrement l'université existe bien et deuxièmement qu'elle est sa réputation. Je tape donc Université de Grodno dans mon moteur de recherche et un quart de millième de seconde plus tard la réponse apparaît : le premier lien est "Femme Grodno". Attention pas "Femmes DE Grodno". Non. "Femme Grodno". Au début j'ai pensé que c'était un site perso d'une hurluberlue qui s'appelait "femme Grodno". En fait non. C'était une agence matrimoniale. Et "Femme Grodno" était bien la forme syntaxique approximative mais sans ambiguïté de cette agence.
"Toi vouloir femme ? Moi avoir." Un peu interloqué je suis revenu sur ma page d'accueil de moteur de recherche pour vérifier que mon petit cerveau malade n'avait pas fourché en écrivant ma requête. Mais non. J'avais bien écrit "université Grodno" et la réponse principale était une agence matrimoniale.
Pendant un moment je suis resté bête. Je ne savais pas trop quoi faire. Dire que ces femmes avaient fait des études supérieur mais que c'était leur potentiel physique qui les faisait sortir de chez elles. Cherchez l'erreur.