vendredi 31 août 2007

Poème

Imaginer

Aller, venir ;
S’en aller, repartir ;
Regarder, ressentir ;
Immobile.

Come back

Après une interruption pour tenter de savoir si oui ou non ce blog avait une légitimité j'ai fini par me dire que, à défaut d'être vraiment nécessaire, il pourrait être au moins utile. En effet, j'écris beaucoup et publie peu. Question de talent sûrement. Résultat je suis toujours à faire des sauvegardes à droite et à gauche en me disant que la solution ultime serait de tout balancer sur mon mail histoire de garder une trace définitive. Mail il faut d'abord le faire et c'est hyper long et puis ensuite il va falloir le réactualiser tous les quatre matins pour que tout ceci ait un sens. C'est à ce moment là que mon petit cerveau malade c'est agité et c'est dit. "Mais pourquoi pas tout foutre sur le blog. Pas besoin de réactualiser, tu poses tout au fur et à mesure de l'envie du moment et comme ça petit à petit, t'aura tout dans un coin du oueb."
Alors voilà. A partir de maintenant cet endroit sera mon grenier dans lequel je vais venir mettre dans un premier temps mes archives (et ça va être long) et mes analyses stupides, je me les garderai pour moi.

samedi 5 mai 2007

Entendu au boulot.

"- Devinez qui j'ai vu hier ?
"- Ben je sais pas. Donne nous un indice.
"- Non mais vous le connaissez pas."

mardi 1 mai 2007

Cékoidon un blog ?

En me lançant dans cette aventure "bloguesque", je ne savais pas trop où je mettais les pieds. J'avais bien entendu en gros, en quoi résidait le concept, j'en avais survolé quelques uns, j'avais suivi quelques débats sur le "phénomène blog", mais je n'avais pas non plus approfondi la question plus que ça. Maintenant que "j'en suis", je m'intéresse un peu plus à mes compatriotes de la blogosphére...Mon sentiment est très mitigé quand à ce "phénomène". Mis à part quelques uns qui effectivement présentent un intérêt, tout le reste n'est qu'une plongée plus ou moins réussi dans l'intimité des quidams moyens. Et c'est vrai que j'ai du mal à saisir où se situe vraiment le phénomène tant vanté. Cette succession de journaux intimes ou de vitrine de soi est assez étrange.
On ne s'affiche plus seulement avec ses vêtements, avec son look, avec ses convictions, non. Maintenant, on peut s'afficher tout entier, dans ce qu'on a de plus profond, de plus déluré, de plus intime, de plus quotidien, de plus banal...alors qu'est ce que je fais moi au milieu de tout ça ? Moi qui ne cherche qu'à laisser une trace pour mon bébé qui arrive histoire qu'il sache ce qu'étaient ses parents au moment des environs de sa naissance ? Est ce que j'arrête ? Ou bien est ce que je continue de participer moi aussi à cette grande farandole exhibitionniste ?

dimanche 29 avril 2007

Une fois par jour donc...

En appelant ce blog "Une fois par jour..." je m'étais mis deux défis. Le premier c'était de faire un cliché par jour...j'ai très très rapidement abdiqué.
Le second était de venir écrire un petit truc une fois par jour. Là aussi c'est plutôt pas vraiment ça. En revanche bonne nouvelle, je pense une fois par jour à ce blog. Ce qui somme toute n'est déjà pas si mal. Et si pour l'instant "une fois par jour..." résonne encore comme une douce promesse non tenue, je suis sûr que l'attention que je porte à cette affaire va me faire un jour concrétiser mes paroles.
Et puis j'ai des excuses en bétons. Ce WE nous sommes partis en amoureux après avoir appris que le bébé que nous attendions été en parfaite santé. Et je vous assure que bizarrement depuis vendredi, quelque chose n'a pas le même goût dans chaque journée qui passe. Ne serait ce pas ce que l'on nomme l'allégresse ? Je crois bien que si et je m'y plonge avec la plus grande délectation à chaque fois que je repense à cette échographie que nous avons fait.
Il faut savoir prendre les petits bonheurs là où ils se trouvent.

Entendu devant un aquarium.

"- C'est un poisson colonel celui-là ?
- Non pourquoi ?
- Ch'ais pas. Il a l'air prétentieux."

jeudi 26 avril 2007

L'instrument du bonheur.

Hier j'ai croisé un homme qui parlait de ses instruments comme on parle d'un plat, d'un tableau ou d'une sculpture. Avec vie et avec délectation. Il y avait de la chaleur, de la profondeur, de le joie mais aussi des limites et des espaces inviolables. Il y avait du temps et de de l'espace, des sourires et des regards, dans sa façon de me décrire tout ça.
Mais il y avait surtout une envie folle de faire partager les émotions que ses instruments pouvaient procurer. Et pendant qu'on parlait, un autre homme est entré. Il a attendu, un peu, a participé, de loin, et puis comme ça à demander si il pouvait l'essayer cette guitare qui était dans la vitrine parce qu'elle lui plaisait bien. Le vendeur à dit oui bien sûr et a continué de m'expliquer que le bois de l'instrument que j'allais acheter venait du Canada et qu'il avait été choisi avec soin. Derrière nous, a alors surgit une musique tzigane qui nous a mis en rythme. Sans savoir trop comment, on c'est mis à taper légèrement du pied. Le vendeur en m'encaissant, battait la mesure en me disant l'air complice "c'est bon ça".
Je suis parti avec mon petit morceau de bonheur dans la housse. Un petit bonheur prêt à exploser si l'on s'en donne la peine. Mais n'est ce pas le cas de tous les petits bonheur après tout ?